
La matière documentaire recueillie par la Maison des Patrimoines, organisée en centre de ressources, permet de développer pour le moins autant de thèmes que les 64 thématiques présentes dans l'exposition permanente. Mais dans le cadre de la recherche qui se poursuit, ou de l'actualité, d'autres thèmes surgissent. Ils peuvent alors faire l'objet d'une recherche particulière, et être présentés dans le cadre d'une exposition temporaire. L'exposition temporaire permet également de faire évoluer les contenus de l'exposition. Gratuite, elle attire un public nouveau, et se complète agréablement de la boutique thématique en accès libre.

Exposition temporaire du 29 juin au 30 septembre
En contre-point des témoignages, images, photos rendant compte des conditions réelles de 14- 18, et des outils réels de la guerre (armes, uniformes, machines...) s'est développé, dès le début, et jusqu'à nos jours, un imaginaire de la Grand Guerre. Ses représentations sont multiples, côté français comme côté allemand, et ne pourront que vous surprendre, au fil de cette exposition inédite :
- affiches, cartes postales et dessin de propagande,
- magazines illustrés, livres d'exploits,
- affiches et films de fiction,
- jeux, jouets, maquettes, jeu vidéo,
- petits soldats anciens, figurines de collection
- souvenirs innombrables,
- artisanat de tranchée (partenariat Musée du Poilu, Cormatin)
- bandes dessinées,
- objets symboliques ou personnels,
- dessins et peintures,
- microsillon, CD et livrets de chansons de poilus.
Mais au fil du temps, de 1914 à 2008, la conscience de l'évènement, son interprétation, sa compréhension, ont évolué d'une manière également très visible dans toutes ces représentations.
Il serait aujourd'hui difficile de proposer dans un catalogue pour enfants des figurines de GIs ou d'Irakiens dans un décor de destructions.
Les épisodes qui risquaient - à tort - de ternir l'image de l'armée française sont aujourd'hui traités par le livre, la bande dessinée et le cinéma : les mutineries, la fraternisation de Noël...
Quant aux grands mythes de 14-18, comme la Grosse Bertha, le 75, le char Renault, le Baron Rouge Von Richthofen et triplan célèbre, le Zeppelin, Verdun, le Chemin des dames et la Tranchée des Baïonnettes continuent à fasciner.
Accès libre tous les jours sauf le mardi jusqu'au 31 août, et du mercredi au dimanche du 1er au 30 septembre.

C'est durant l'été 2003 que s'ouvre la première exposition temporaire de la Maison des Patrimoines. Emmanuelle Daudin, diplômée en Histoire médiévale, réunit une série de maquettes en bois d'églises romanes de la région, des photographies des églises du canton, qui sont tout ou partie romanes, des informations sur le style roman, les techniques et les outils de construction, et propose une scénographie soutenue par plusieurs panneaux explicatifs.
Effet inattendu de la recherche préalable, sont extraits des archives plusieurs dessins et plans à la main de l'ancienne église de Matour, exécutés à différentes époques par plusieurs personnes. Un plan d'architecte en l'élévation montre en 1854 cette église romane du 12e siècle, qui fut remplacée quelques années plus tard par une église plus grande.

La donation d'une partie du matériel de l'ancien pharmacien du village par sa famille donne lieu à l'organisation d'une exposition. Sur le thème de la Pharmacie au coeur du village, mais aussi de la santé en milieu rural, plusieurs thèmes sont ainsi déclinés, de l'histoire de la pharmacie en général à l'automédication par les plantes, ou les pratiques des guérisseurs. Emmanuelle Daudin, assistée de Karine Madrigal, étudiante en archéologie et de Gérard Thélier pour l'aspect technique, propose une scénographie vivante en faisant dialoguer objets, instruments et plantes ou champignons, mis en situation et commentés, avec des panneaux généraux explicatifs. L'exposition a donné lieu à des retrouvailles avec la famille Germain, donatrice, et présente à l'inauguration pour un échange de souvenirs sur une présence de la famille Germain à la pharmacie de Matour de 1935 à 1994.

Le retour du loup, l'impact sur l'élevage, la biodiversité : autant de thèmes qui font en 2005 l'actualité. Thème repris par les écoles et collèges des cantons de Matour et Tramayes. C'est l'occasion de développer une recherche sur la présence du loup dans la région de Matour, dans le département et en Bourgogne. De la matière recueillie dans les archives et la bibliographie, mais aussi dans la mémoire orale locale, et enfin auprès du fameux parc des Loups du Gévaudan, émerge une superbe exposition : panneaux panoramiques sur le loup en général, le loup en France, en Bourgogne et à Matour, kakemonos illustrés de gravures anciennes, film spécialement réalisé sur les loups et leur comportement, fiches signalétiques, photos originales de Gérard Thélier, ambiance sonore à déclenchement automatique, loup naturalisé, et possibilité d'intégrer sa tête dans une gravure de la bête de Confrançon, pour la photo souvenir ! Une exposition de qualité professionnelle, réalisée par l'équipe Emmanuelle Daudin et Karine Madrigal, avec l'apport d'Eugène Vouillon, l'une des mémoires vivantes de Matour et vice-président des Amis du Manoir.

En écho avec le travail collectif mené par les écoles de Tramayes et Matour et le collège de Matour, qui exposent avant l'été leurs réalisations, Emmanuelle Daudin programme deux expositions successives. Gestion de l'eau, préservation de la ressource, traitement et assainissement, problématiques futures, protection des milieux et de la biodiversité aquatique : tous les thèmes sont abordés par ces expositions, et se complètent d'une exposition de photos grand format de Yann Artus Bertrand.

En accompagnement du Symposium International de Sculpture Monumentale (voir rubrique), le début de l'été voit s'installer dans la salle d'accueil de la Maison des Patrimoines, comme dans son pavillon, les 150 projets reçus. Proposant parfois plusieurs projets, 80 artistes de 30 pays différents ont envoyé maquettes, dessins et description artistique et technique. Cette exposition sera vue par le public local, les Matourins étant appelés à exprimer leur choix. Du 19 au 26 août, alors que les 6 artistes choisis travaillent sur le site, une exposition temporaire présente leurs projets et maquettes, leur itinéraire artistique et leurs réalisations, et un certain nombre d'oeuvres supplémentaires. Les médiateurs culturels formés à l'occasion du Symposium utilisent ce support pour compléter la présentation des artistes en pleine réalisation sur le terrain.

Exposition temporaire du 1er juillet au 18 octobre « Si l’abeille venait à disparaître de la surface de la
terre, il ne resterait à l’homme que 4 années à vivre ». Cette citation,
attribuée à Albert Einstein, traduit l’indispensable utilité des insectes dans
notre propre survie. Chaque jour, nous consommons, pour notre plus grand
plaisir, des fruits et légumes sans avoir réellement conscience du processus
essentiel qui entre en jeu : la pollinisation. Toutes les espèces, animales et végétales, ne doivent leur
reproduction qu’à la rencontre de cellules mâles et femelles. Si dans de
nombreux cas la rencontre ne pose aucun problème, elle est, pour les plantes à
fleurs notamment, beaucoup plus difficile, et dépend en grande partie d’agents
pollinisateurs extérieurs, comme les insectes. Les insectes, eux, se nourrissent pour la plupart, de ce que
de nombreuses plantes mettent inconsciemment à leur disposition : le nectar. Reproduction et nourriture… de ces deux besoins essentiels à
la vie naît une incroyable rencontre entre les insectes et les plantes à fleurs
dont le fruit nous permet, à nous les hommes, d’assurer notre propre existence.
L’exposition temporaire « Une plante, un insecte, un
aliment », qui débutera en juillet 2009, propose une approche simple et
ludique, accessible à toute la famille, du processus de pollinisation et de
l’importance de le rencontre entre plantes à fleurs et insectes pour notre
alimentation. Panneaux d’exposition, jeux pour les enfants, film,
observations au microscope, photos, terrarium permettront de mieux prendre
conscience de la nécessité de conserver notre biodiversité et de ne plus
diaboliser les insectes comme les abeilles, les guêpes ou les bourdons… aujourd’hui en danger, mais qui chaque jour
travaillent sans relâche pour notre survie. Car après tout, ça n’est pas la
« petite bête qui va manger la grande », mais plutôt « la petite
bête qui permettra à la grande de manger ». Cette exposition est également l’occasion d’inaugurer la nouvelle
ruche de
En juillet et août, tous les jours sauf le mardi de 14h à 18h
En septembre et octobre, du mercredi au dimanche de 14h à 18h
Entrée gratuite
Une présentation complète, synthétique, de la Maison, et de ses multiples activités.
Tél. : 03.85.59.78.84
Fax : 03.85.59.74.54