
La situation de Matour est assez idéale, au coeur de la Bourgogne du Sud, à la croisée des chemins. Au nord, le Clunisois, et le Haut-Clunisois dont Matour est la pointe extrême ; à l'est, le Mâconnais et ses monts, puis ses vignobles descendant vers la Saône ; au sud, les monts du Charolais, dont Matour cotoîe le plus haut sommet, et le Haut-Beaujolais ou "Beaujolais Vert", riche de ses forêts de résineux. A l'ouest, toujours les monts du Charolais, et les bocages du Brionnais. Dans un rayon de 30km, abondent les villes et lieux célèbres ou historiques, les circuits romans ou gourmands : Cluny, Charolles, Paray-le-Monial, La Clayette, Beaujeu, Mâcon, sont à portée de voiture. A peine plus loin, Tournus, Villefranche-sur-Saône, ou la Loire à Digoin...

Le Val Lamartinien est tout proche, avec ses étapes dont la plus célèbre est un petit joyau : le château de Saint-Point. Circuit des églises romanes, Voie Verte depuis Cluny, Route des vins du Beaujolais, Route des châteaux : pas plus de 20mn de voiture pour rejoindre tous ces itinéraires, et donner un sens à votre découverte. La région foisonne de châteaux, souvent prestigieux : château de Drée (meublé, près de La Clayette), Cormatin (un bijou, juste après Cluny), Berzé le Chatel, Brancion, La Clayette... Beaucoup de sites préhistoriques sont à portée : Azé, ou encore Solutré, et sa célèbre roche ; points de vue (Mont Saint-Cyr, Mont Rigaud, Mère Boîtier...), grottes (Azé, Blanot), sources et petits lacs ne manquent pas. Les rivières et cours d'eau sont nombreux, et cascadent à l'envie.
Beaucoup de sites (dont la Maison des patrimoines) font partie du réseau "Balades en Bourgogne du Sud", et sont accessibles avec des réductions grâce au chéquier Découvertes (disponible dans les Offices de Tourisme et sur les sites). N'hésitez pas à vous le procurer.

Autrefois région de polyculture, peuplée de petites exploitations, la région de Matour s'est reconvertie dans l'élevage dans les années 1970. La nature des parcelles ne se prêtait pas à une agriculture intensive. C'est donc un paysage de bocage et de forêts qui se présente à nos yeux aujourd'hui, avec ses troupeaux de vaches charolaises et ses multitudes de petits veaux. Les milieux ainsi préservés se révèlent riches en faune et en flore. Le sommet du Mont Saint-Cyr, qui surplombe les hameaux à l'ouest de Matour, est classé en ZNIEFF II (Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique). Et la vallée de la Grosne, rivière qui baigne la vallée, est en grande partie classée zone Natura 2000. Le col de la Croix d'Hauterre, qui domine Matour et sépare les eaux de la Saône et de la Loire, est un lieu de comptage des migrations d'oiseaux. Pour découvrir ces milieux, la Maison des Patrimoines a mis en place un sentier de découverte des paysages et des milieux, avec un mobilier d'interprétation en place, et un document d'animation pour les enfants. La Maison des Patrimoines a tout naturellement développé l'interprétation de son environnement en proposant de nombreux stages, des journées à thème et des classes environnement pour les enfants.

La région de Matour est occupée par l'Homme depuis la Préhistoire, et plus particulièrement depuis le Néolithique (période la plus récente de l'industire du silex taillé). Quelques chercheurs locaux en ont retrouvé la trace sur les hauteurs de la vallée. De nombreux monolithes, petits menhirs bornant les territoires, ou cercles de pierre pour se réunir, attestent la présence de tribus celtiques avant l'installation des Gaulois proprement dits. Ceux-ci fortifient quelques sommets de la région (oppidum), qui constitue la frontière sud de la Cité Eduenne, dont la capitale est à l'époque à Bibracte. A l'époque gallo-romaine, les Romains consolident et complètent le réseau de voies préexistant, et la région de Matour devient un véritable carrefour de voies montant de la Saône vers le nord (vers Augustodunum, Autun ; Cabillonum, Chalon ; vers l'ouest et la Loire...). De nombreuses villas (exploitations) entourent l'agglomération (un vicus, centre de commerce) qui deviendra Matour, et qui draîne sur son marché les produits locaux et propose ceux de l'extérieur. La région subira de nombreuses invasions, sur le chemin desquelles elle se trouve : Germains, Burgondes (qui s'installent), Sarrasins. Elle est parfois ravagée par des grandes compagnies (les "écorcheurs" à la fin de la guerre de 100 ans), ou les guerres de religion (le prieuré de Saint-Cyr sera brûlé par les troupes de l'amiral de Coligny). Epargnée par la Révolution, la région est occupée par les Autrichiens, en 1814, puis en 1815, après les Cent jours de Napoléon. Le Second Empire marque un essor important, et un pic de démographie (le double d'habitants par rapport à aujourd'hui). Le chemin de fer s'installe, mais ne passe pas les cols, détournant les flux nord sud vers d'autres circulations. La région voit naître sa vocation touristique, et accueille Lyonnais et citadins. Comme partout en France, Matour est saigné par la grande guerre, sa jeunesse est décimée. Dans cette région de "piedmont", le tracteur tarde à s'imposer, le progrès se hâte avec lenteur. La seconde guerre mondiale, et son lot de vicissitudes, marquera la fin d'une époque, et le début dans les années soixante d'un nouvel essor, avec de nouveaux modes d'exploitation, un développement touristique et industriel nouveau, la naissance des nombreux équipement qui font de Matour une commune offrant tous les services.
Une présentation complète, synthétique, de la Maison, et de ses multiples activités.
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